La prière, une arme puissante et indispensable


La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu.

On ne peut pas vivre de Dieu, en Dieu, et pour Dieu si on ne s’entretient pas souvent avec lui. C’est pourquoi le lien le plus important entre l’homme et Dieu est la prière. Très souvent le Père Kolbe parle de la nécessité de la prière. Presque tous les jours, il exhorte les chevaliers de l’Immaculée à prier avec plus de ferveur, à vivre en présence de Dieu, à être fidèles aux exercices de piété. Un chevalier se doit de rencontrer régulièrement son Seigneur, pour lui renouveler l’offrande de sa vie et de ses actions, recevoir ses conseils et ses ordres, tout soumettre à son approbation.

La prière est la respiration de l’âme du chevalier.

Action de grâce de Jeanne après la bataille

C’est d’elle qu’il tire sa force pour agir, en elle il puise à la source de son existence : nous savons où nous devons puiser la force pour nous sanctifier. Nous avons besoin de l’aide de la grâce, car seule la grâce peut nous rendre saints. Or nous obtenons la grâce par la prière. Telle sera notre prière, tel aussi sera tout le reste. Tout dépend de la prière : « Celui qui prie se sauve, celui qui ne prie pas se damne, » dit saint Alphonse. Satan le sait très bien. Il sait qu’il est toujours vainqueur si l’on reste dans le domaine des moyens purement naturels. Étant pur esprit, il a une intelligence bien supérieure à la nôtre, et donc il connaît bien mieux que nous les rouages de ces moyens. Mais quand on se place à un niveau plus élevé, quand on recourt aux moyens surnaturels par la prière, il tremble. Car alors ce n’est pas contre les hommes, mais contre Dieu qu’il lutte, et il sait que dans ce combat, il sera vaincu. C’est pourquoi il essaie par tous les moyens de détourner l’âme de la prière, par des distractions, des sécheresses, la fatigue, le découragement etc., comme nous en faisons si souvent l’expérience.» (Conférence sur les degrés de la vie intérieure ; KMK, p. 186–187.)

Par la prière et la souffrance nous pouvons obtenir beaucoup de grâces. L’activité extérieure ne fait que préparer la voie à la grâce, mais elle ne peut pas, à elle seule, attirer ces grâces. Il est une prière qui, avec certitude, correspond à la volonté de Dieu, c’est de demander sa propre sanctification et celle du prochain. Si nous prions pour que l’Immaculée gagne toutes les âmes, nous sommes sûrs que c’est la volonté de Dieu.

Nous pouvons offrir à l’Immaculée tous nos efforts, contrariétés et souffrances à cette intention, afin qu’elle triomphe du monde. Un jour, on demanda à Napoléon ce qu’il fallait pour gagner une bataille. Il répondit : « De l’argent, de l’argent, et encore de l’argent ! ». De même, quand il s’agit de la sanctification des âmes, il faut la prière, la prière, et encore la prière. Quand la prière manque, l’âme devient faible. On tire du trésor des grâces, autant qu’on y puise. (Conférence du 20.02.1938 ; KMK, p. 215.)

La prière est le moyen, méconnu et pourtant le plus efficace, pour rétablir la paix dans les âmes, pour leur donner le bonheur, puisqu’elle sert à les rapprocher de l’amour de Dieu.

La prière renouvelle le monde.

La prière est la condition sine qua non pour qu’une âme renaisse et vive. C’est par la prière que sainte Thérèse devint la patronne des missions, bien qu’elle n’eût jamais quitté son carmel. Prions donc, nous aussi, prions bien, prions beaucoup, tant avec les lèvres qu’avec le cœur, et nous expérimenterons en nous-mêmes, comment l’Immaculée prendra de plus en plus possession de notre âme, comment nous lui appartiendrons de plus en plus, comment nos fautes disparaîtront et nos défauts s’atténueront, comment, avec force et douceur, nous nous approcherons de plus en plus de Dieu. L’action extérieure est bonne, mais bien sûr elle n’est que secondaire et même moins que cela, en comparaison de la vie intérieure, de la vie de recueillement et de prière, de la vie d’amour personnel envers Dieu. Dans la mesure où nous-mêmes nous brûlerons de plus en plus d’amour pour Dieu, nous pourrons allumer cet amour dans les autres. (Lettre à Mugenzai no Sono 10.09.1940; BMK, p. 213–214.)

Gagner des âmes à Dieu est une œuvre très difficile. Souvent les moyens humains sont impuissants : entretiens et discussions inefficaces, actions qui s’enlisent, journaux imprimés inutilement etc. Mais la prière ne déçoit jamais ! Le plus important dans le combat pour les âmes, c’est la prière. Il faut souvent nous en souvenir. Satan connaît la puissance de la prière, et c’est pourquoi il s’efforce de nous en détourner. (Conférence du 26.02.1939 ; KMK, s. 336.)

Mais il ne faut jamais perdre de vue le but de la prière : l’union à Dieu

Pour ce qui est de la prière, il ne s’agit pas de prier longtemps à genoux, mais de faire de fréquentes et ferventes oraisons jaculatoires, ce qui n’empêche en rien de s’adonner
à ses devoirs. (RN 15 (1936), p. 360.)

La meilleure dévotion à l’Immaculée n’est pas la récitation de beaucoup de prières, mais la simple et tendre relation entre la mère et l’enfant, qui s’exprime le mieux par de brèves, mais très ferventes et très fréquentes oraisons jaculatoires. Un enfant qui aime sa mère ne fait pas de longs discours ; souvent un regard, un mot suffisent. S’il est en danger, il crie presque sans s’en rendre compte : « Maman ! » (RN 9 (1930), p. 303.)

Aujourd’hui surtout, dans notre monde plein d’agitation, l’apostolat des oraisons jaculatoires, auquel le saint nous exhorte, est la meilleure façon de rester uni à Dieu, d’élever ses actions au niveau surnaturel, et d’agir efficacement pour le salut des âmes. Les oraisons jaculatoires sont comme les cartouches d’une mitraillette, avec lesquelles nous tirons sur l’ennemi pour le vaincre. Sans le savoir, le prochain est mitraillé en permanence, la grâce de Dieu et la miséricorde de l’Immaculée sont appelées sur lui, jusqu’à ce qu’un jour, vaincu, il se jette au pied de son Créateur et Sauveur. Cet apostolat des oraisons jaculatoires, la Sainte Vierge elle-même l’enseigne aux petits voyants de Fatima, et à nous aussi par leur intermédiaire. Les courts élans du coeur, tout en travaillant, sont la meilleure prière, car ils renouvellent et renforcent sans cesse notre union à l’Immaculée, ils mettent l’instrument dans la main de la souveraine, et de cette façon nous obtenons beaucoup de grâces. (Lettre à Niepokalanów 15.10.1931 ; BMK, p. 174.)

En cas d’échec, quand le chevalier est vaincu par l’ennemi, ou s’il n’obtient pas la victoire, il faut d’abord se demander : avons-nous assez prié ? Nous devons surtout nous garder de l’activisme, qui met toute l’efficacité d’une œuvre dans l’activité extérieure. Le chevalier qui se laisse complètement absorber par ces choses extérieures court le grand danger de devenir lui-même stérile et d’être victime d’une grossière illusion.

La conversion et la sanctification d’une âme est, a toujours été, et sera toujours l’œuvre de la divine grâce. Que ce soit par la parole ou par les écrits ou par tout autre moyen extérieur, on ne pourra jamais réaliser quoi que ce soit dans ce domaine sans la grâce de Dieu. Au contraire, on n’obtient la grâce de Dieu, pour soi-même ou pour les autres, que par la prière humble, la mortification et l’accomplissement quotidien de son devoir d’état. (Lettre à la Mugenzai no Sono, 01.12.1940 ; BMK, p. 216.)

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