Utiliser ses talents


Le saint n’est pas un vieux barbon, un endormi, qu’il faut sans cesse pousser. Le saint doit être entreprenant, dynamique, plein d’initiative. Cela ne signifie pas qu’il doive se surmener jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Il doit se contenter d’être, par exemple, comme une voiture, avec toute sa mécanique. La voiture est conduite par le chauffeur, mais c’est elle qui
doit rouler, le chauffeur se contente de tenir le volant, de passer les vitesses, d’appuyer sur l’accélérateur, de freiner etc. La voiture est d’autant plus performante qu’elle roule comme le chauffeur le désire : lentement, lorsqu’il désire rouler lentement ; vite, s’il le veut ainsi ; tournant à gauche quand il veut aller à gauche, etc. Chacun d’entre nous doit se laisser guider
ainsi, mais il faut avancer par soi-même, comme la voiture. Personne ne pousse la voiture, c’est elle qui avance. Si l’Immaculée nous ordonne de travailler ici, nous devons y mettre toute notre énergie, tout notre enthousiasme, tous nos talents. Si elle nous demande de nous reposer, nous nous reposons ; si elle nous envoie en récréation, nous nous y rendons. Une
telle âme, qui réalise tout cela parfaitement, fait beaucoup pour la cause de l’Immaculée. (Conférence du 16.06.1937 ; KMK, p. 141–142.)

Notre part d’initiative consiste, conformément aux statuts de la M.I. auxquels nous nous sommes engagés, à utiliser tous les moyens à notre disposition pour sauver les âmes, selon les talents et les capacités dont le Seigneur nous a pourvus. Nous pouvons donc, nous devons même, nous ouvrir en toute liberté à nos supérieurs des pensées, désirs, et idées qui nous tiennent à cœur, et aussi exprimer notre avis sans crainte, pourvu qu’intérieurement nous en soyons parfaitement détachés, et que nous acceptions avec égalité d’âme et obéissance la décision de l’autorité. (List do kleryka o nieustalonym nazwisku z Mugenzai no Sono (lettre à un séminariste inconnu de Mugenzai no Sono), 18 IV 1934 ; BMK, p. 266–267.)

A quoi servent nos talents?

Le chevalier sait qu’il a une mission qu’il tient de son Seigneur. Dieu a confié à chaque homme une mission déterminée sur la terre, et déjà lorsqu’il créa l’univers, il a disposé les premières causes en sorte qu’une chaîne ininterrompue d’effets créent les conditions et circonstances pour remplir cette mission d’un chacun de façon convenable.

Chaque homme naît avec des talents adaptés à la mission qui lui est assignée, et pendant toute sa vie l’environnement et les circonstances se combinent en sorte que l’obtention du but lui soit rendue possible et facile. La perfection de l’homme consiste justement à atteindre ce but. Plus il accomplit fidèlement sa mission et mieux il s’acquitte de ce qui lui est confié, plus il est élevé aux yeux de Dieu et plus il est saint. (RN 1, 1922), p. 114 ; SK 1010.)

Ainsi, le Seigneur a disposé les événements en sorte que nous puissions connaître et aimer l’Immaculée, et recevoir la mission d’être ses chevaliers. Désormais, la conscience de cette mission ne doit plus quitter le chevalier un seul instant, c’est-à-dire qu’il ne devra pas mener une double vie, mais s’efforcer toujours et partout d’accomplir l’idéal auquel il s’est consacré, et qu’il a juré à sa Reine et Souveraine.

N'oubliez pas de partager pour le bien des âmes

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