Salve Regina


La composition

Guillaume Durand, l’un des auteurs liturgiques les plus importants du Moyen Âge, l’a attribuée à Pierre de Monsoro, évêque de Compostelle, en Espagne. Le manuscrit le plus ancien de cette antienne est dans l’antiphonaire cistercien de Moromond copié vers 1175 et destiné au diocèse de Milan (Bibliothèque nationale de France, nouvelles acquisitions latines no 1412).

Saint Bernard est l’auteur des trois dernières invocations : O Clemens, O Pia, O Dulcis Virgo Maria. En effet, d’après les récits de ses miracles, il se trouvait dans la cathédrale de Spire (Speyer), en Allemagne, en présence de tout le clergé, quand il se mit trois fois à genoux, disant à chaque agenouillement l’une des trois invocations. L’Église a ensuite décidé d’incorporer ces prières à la fin du Salve.

Le pape Léon XIII a prescrit sa récitation, notamment à la fin des messes basses (fin du XIXe siècle).
Le jour de son exécution, le 27 mai 1610, François Ravaillac, assassin de Henri IV demanda au greffier « si le peuple pouvait chanter le Salve Regina.» Et ce dernier y consentit.

De nombreux compositeurs l’ont mise en musique, sans forcément tenir compte du motif musical original. Citons, au XVIIe siècle Marc-Antoine Charpentier H 24, H 23, H 27, H 18, au XVIIIe siècle, les noms d’Antonio Vivaldi et de Giovanni Battista Pergolesi (en français Jean-Baptiste Pergolèse). Le Salve Regina de Francis Poulenc, écrit dans un temps de souffrances (1941) est resté célèbre.

Le texte en Latin-Français

LATINFRANCAIS
Salve, Regina, mater misericordiæ. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Hevæ.

Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, Advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.

Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.

O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! Amen.

℣: Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟: Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre espérance, salut !

Enfants d’Ève exilés, nous crions vers vous ;
Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.

Ô vous notre avocate, tournez vers nous vos yeux compatissants.
Et, après cet exil, faites-nous voir
Jésus, le fruit béni de vos entrailles.

Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie ! Amen.

℣: Priez pour nous sainte Mère de Dieu.
℟: Afin que nous soyons rendu dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.


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