Le Père Maximilien Kolbe et les erreurs modernes


Histoire des attaques contre l’Eglise par Maximilien

Sur toute la terre, la guerre est menée contre l’Église et le bonheur des âmes. L’ennemi se montre sous divers vêtements et se présente sous différents noms. Ce n’est pas un mystère que le socialisme exploite la misère des ouvriers pour leur inoculer le poison de l’incrédulité. Nous voyons comment les bolcheviques foulent aux pieds la religion. Nous entendons les doctrines des matérialistes, qui réduisent le monde à ce qu’on peut connaître immédiatement par les sens et qui ainsi se persuadent qu’il n’y a ni Dieu ni âme immortelle. La théosophie répand l’indifférentisme religieux, les témoins de Jéhovah et les autres protestants enrôlent toujours plus de nouveaux membres avec de grosses sommes de dollars. Tous ces bataillons s’unissent sur un front commun contre l’Église.

Mais ce n’est qu’après cette avant-garde qu’arrive le gros de l’armée ennemie : le premier ennemi, qui est à la fois le plus fort et le plus dangereux, c’est la franc-maçonnerie. Que le flot des sectes protestantes soit effectivement l’avant-garde de la franc-maçonnerie, l’organe « Wolna Myśl » le reconnaît explicitement : « Étant admise notre pleine indépendance dans la reconnaissance des valeurs de l’Église du peuple (nom des  »  vieux catholiques  » en Pologne), nous pouvons cependant soutenir leur combat, tout comme celui des autres sectes protestantes contre la suprématie de l’Église romaine » (Manuscrit : Les ennemis actuels de l’Église ; CDM, p. 84.)

L’Église du Christ face à ses ennemis. Elle nous effraie, nous remplit de crainte et de sombres pensées, cette vague noire de la haine qui submerge aujourd’hui l’Église catholique …

Les premiers ennemis de l’Église furent les juifs incrédules. Ils crucifièrent le Christ et pensèrent pouvoir détruire facilement son œuvre dans son germe. Et ainsi se jetèrent-ils avec un acharnement dont eux seuls sont capables sur les premiers chrétiens : calomnies, emprisonnements, bannissements, lapidations … Ainsi mourut saint Étienne. Mais l’Église ne périt pas pour autant.

Ensuite les païens s’efforcèrent d’arracher le jeune sarment du Christ. Que ne s’est-il pas passé à Rome pendant les trois premiers siècles, avec quelle cruauté ceux qui confessaient le nom du Christ ne furent-ils pas traités par les empereurs romains Néron, Domitien, Trajan, Marc-Aurèle, Dioclétien et Julien l’Apostat ! Cela peut à peine s’exprimer par des mots. Ce peuple, qui croyait que les chrétiens étaient la cause de toutes les catastrophes, les avait à sa merci. Ainsi criait-on : « Les chrétiens aux lions ! » Les prêtres païens soulevaient le peuple, les philosophes attisaient cette haine, le sang coulait à flots, mais de ce sang sortit non pas la destruction de l’Église, comme le pensaient vainement les païens, mais un développement toujours plus puissant, et une prospérité toujours plus florissante : « Le sang des martyrs est une semence de chrétiens », affirmait Tertullien, contemporain de cette époque.

Les persécutions étaient à peine finies que se produisit une nouvelle catastrophe, bien plus dangereuse encore : l’arianisme. Cette hérésie submergea si violemment le monde fraîchement re-né au christianisme, que tous les peuples l’adoptèrent, même les empereurs byzantins. Ceux-ci non seulement l’embrassèrent, mais encore utilisèrent toute leur puissance pour l’étendre, ils chassèrent les évêques catholiques et établirent des évêques ariens dans les évêchés devenus vacants. Un écrivain contemporain dit que le monde entier, un beau matin, se réveilla non plus catholique mais arien. Aujourd’hui, il n’y a plus de traces de cette secte, tandis que l’Église existe toujours. D’autres sectes apparurent : macédoniens, monophysites, nestoriens, monothélites, mais de ces sectes il reste à peine quelques traces.

Plus dangereux fut l’effort des empereurs byzantins pour exercer sur l’Église la plus grande influence possible. Que de persécutions et de peines vinrent de ce « césaro-papisme », comme l’histoire le nomme. Plus tard, les empereurs allemands reprirent à leur compte cette même pensée : les Othons, Henri IV, Frédéric Barberousse, Henri VI, et surtout Frédéric II ; eux tous voulurent absolument exercer leur domination sur l’Église. Et pourtant ils tombèrent tôt ou tard, rencontrés par l’indestructible pouvoir de l’Église. Un sort semblable échut plus tard à leurs imitateurs : Joseph II, Napoléon etc. L’Église était supérieure même à ce dernier !

Mais les coups les plus douloureux sont ceux que l’Église reçut des scandales et divisions internes, qui l’opprimèrent déjà aux IXe et Xe siècles. Les évêques étaient souvent des courtisans et des guerriers plutôt que des serviteurs de Dieu ; même quelques papes se rendirent indignes de leur fonction de vicaire du Christ. Puis vinrent ces années douloureuses, où il y avait deux voir trois papes, qui se combattaient mutuellement, bien qu’évidemment, il n’y ait eu qu’un seul vrai pape. Ce furent des temps terribles pour l’Église ! Toute autre institution eût croulé sous la cendre et les décombres. Mais l’Église réchappa de tout cela et ne s’effondra pas. Le monde entier avait juré sa destruction, mais la promesse du Christ ne fut pas démentie.

Le XVIe siècle fut témoin de l’apparition sur scène de Luther, Calvin, Zwingli, Henri VIII, et de bien d’autres encore. Les hérésies mirent en morceaux le corps de l’Église. Des pays et des nations entières succombèrent. Jusqu’à aujourd’hui encore, il y a différents pays où l’on ne rencontre presque plus aucun membre de l’Église. L’Église elle-même, cependant, ne tomba pas, elle continua à rester debout ; bien plus, même après de telles pertes, elle connut une nouvelle prospérité, et fut encore plus puissante qu’auparavant. Elle se tourna vers les païens pour les convertir, et reçut en son sein des millions d’hommes. Le protestantisme introduisit un relâchement moral.
L’effort de la secte appelée jansénisme était directement contre nature. Eux aussi voulaient décider de tout : le rire, la joie, la gaieté, d’après eux, tout cela était une trahison de l’esprit du Christ … Mais eux aussi passèrent !

Le XVIIIe siècle porta à l’Église les coups les plus durs : le rationalisme, qui y prospéra, combattait maintenant non plus simplement contre tel ou tel dogme de la religion, mais contre la religion en tant que telle. L’incrédulité ! L’homme créé uniquement pour un bonheur terrestre ! Non pas créé, mais … apparu on ne sait comment, par hasard. Pour le libérer de toute responsabilité, il est bien entendu… qu’il descend du singe. Un singe n’a pas besoin de religion, un singe ne sera pas jugé … Principes agréables, certes, mais aussi combien dégradants ! Aujourd’hui, les rationalistes continuent à faire du bruit.
Mais à présent ils remplacent la religion par le spiritisme, l’hypnose etc., et combattent l’Église ! Mais celle-ci, indestructible, immuable, reste toujours debout. Autour d’elle, tout passe : non seulement les institutions les plus géniales, mais aussi les pays et les peuples ; quant à elle, elle demeure. C’est stupéfiant !

Et ainsi elle surmonte également les attaques actuelles. Ses membres pris particulièrement peuvent faillir, s’ils n’ont garde de rester en une intime union avec l’Église ; mais l’Église elle-même ne tombera jamais. Plus encore, des pays entiers peuvent se séparer de cet unique bercail du Christ conduisant au salut …, mais le bercail lui-même, l’Église, ne sera jamais détruit. Puisse la Mère très sainte, Reine de Pologne, nous préserver de ce malheur, de tous le plus grave ! (RN 7 (1929), p. 195–197)

Le Père dénonce la fausseté des autres religions

Le Père Kolbe s’adresse à toutes ces religions d’un ton menaçant ; aucune des religions chrétiennes si vantées aujourd’hui n’y échappe. Il explique d’emblée pourquoi il y a tant de confessions différentes.

La raison en est les péchés et les vices.
Bardas, l’oncle de l’ivrogne qu’était l’empereur Michel III, et qui gouvernait à sa place, vivait incestueusement avec la veuve de son propre fils. Le saint évêque Ignace lui en fit le reproche, mais en vain ; finalement, à l’occasion d’une messe, en 857, il le dénonça comme étant un scandale public. D’où la colère de l’empereur, le bannissement de saint Ignace ; il installa à sa place un nouveau patriarche, Photius, et ce fut le début de l’orthodoxie.

Martin Luther, de l’Ordre des Augustins, viole ses vœux de religion, fait sortir une religieuse de son couvent, la prend pour femme, et fonde le protestantisme.

Henri VIII, roi d’Angleterre, las de vivre avec Catherine d’Aragon, voulut prendre Anne Boleyn pour épouse ; après cela, il changea de femmes comme on change de chemises ; et puisque le pape ne voulait et ne pouvait pas lui permettre une telle violation de la loi divine, ce monarque dépravé fonda en 1537 l’Église Anglicane. Voilà les causes des séparations de l’Église du Christ !

Chacun donc, suivant ses aptitudes, et selon que ses occupations ou les circonstances le lui permettent, a non seulement le droit, mais le devoir le plus strict de rechercher la vérité, et par conséquent, de s’instruire de la vraie religion du Christ et d’y conformer sa vie. (RN 5 (1925), p. 264–265)

Les vraies raisons de l’orthodoxie

Quant à l’orthodoxie, qu’on appelle aujourd’hui non seulement « Église-sœur » , mais qu’on considère officiellement comme « partie de l’Église », saint Maximilien Kolbe publia en 1939 toute une série d’articles sur ce sujet. Il commence par rapporter les faits historiques du schisme d’Orient et décrit les ressorts cachés qui amenèrent la rupture avec Rome :

« Haine de la papauté par jalousie pour sa prééminence … Soif d’un pouvoir spirituel plus grand, et surtout d’un pouvoir mondial… Orgueil qui fait regarder avec mépris l’Occident barbare ».

(Cf RN 5 (1939), p. 149–151, et RN 6 (1939), p. 166–16)

Comme cause de l’orthodoxie, l’auteur cite avant tout le « byzantinisme, c’est-à-dire l’immixtion des empereurs byzantins dans les affaires internes de l’Église, » ainsi que « les patriarches byzantins : la recherche du bonheur terrestre et la poursuite des honneurs temporels les livra nécessairement aux mains du pouvoir séculier, dans la plus stricte dépendance des empereurs. »

Il conclut son analyse par ces mots :

« Ils ont préféré les ténèbres, et jusqu’à aujourd’hui ils cherchent en vain d’autres chemins de salut, bien que le Christ tende ses bras vers eux sans relâche, et les appelle d’une voix tendre à retourner dans son bercail. »

(Cf RN 5 (1939), p. 149–151, et RN 6 (1939), p. 166–16)

Une autre fois, il écrit :

 » Pourquoi les schismatiques se convertissent-ils si rarement ? Récemment, le Père O. Gapanowicz s’est converti du schisme et a rejoint le sein de l’Église catholique. Et comme les émigrants russes s’efforçaient de le persuader de retourner au schisme, qu’on appelle à tort «orthodoxie », c’est-à-dire « vraie foi », le Père Gapanowicz a dû leur retirer cette idée de la tête par les mots suivants, qui en disent long : « J’ai passé un demi-siècle dans l’orthodoxie, parce que je ne connaissais pas la vérité, qui est contenue dans les dogmes de la vraie foi chrétienne, et je ne cherchais pas à la connaître. Je suis sûr que si les évêques et prêtres orthodoxes avaient seulement une once de bonne volonté et de zèle pour s’enquérir sur la vérité de la foi de l’Église catholique, aucun d’eux ne voudrait rester dans leur orthodoxie, mais professeraient cette orthodoxie (vraie foi) dont un saint Jean Chrysostome, un saint Basile, un saint Nicolas furent les porte-parole, et dont je fais aujourd’hui aussi profession. » Enfin, le Père Gapanowicz incite tous les orthodoxes à passer à l’Église catholique comme lui.

(RN 2 (1929), p. 52

Il juge l’anglicanisme d’une façon semblable :

« Pourquoi le professeur Windle s’est il converti ? En Angleterre est mort Sir Bertram Windle, un catholique converti de l’anglicanisme. Il y a vingt-cinq ans il avait lu l’ouvrage du Dr Littledale, qui donne les raisons pour lesquelles, prétendait-il, les anglicans ne pouvaient retourner à l’unité de l’Église romaine. Peu après, le Père Byder rédigea une réponse à ce livre, et que Windle lut également. A mesure qu’il étudiait point par point les deux traités, il fut vivement frappé par les nombreuses citations tirées des Pères de l’Église, et dont les deux écrivains se servaient. De là il en arriva à la conviction que l’un des deux auteurs se permettait dans la traduction une liberté qui lui faisait s’éloigner du vrai sens, et ceci délibérément. Mais lequel des deux ? Pour avoir une réponse à cette question, Windle se rendit au presbytère de la cathédrale (anglicane) de Birmingham et emprunta tout
un rayon de livres contenant les écrits des Pères de l’Église. A peine avait-il commencé à comparer les traductions divergentes qu’il s’écria : « Le catholique a raison ! » Poursuivant l’examen des points suivants : « Le catholique a de nouveau raison ! » De la même façon il soumit toutes les citations à une analyse approfondie, suite à quoi sa confiance en l’honnêteté du clergé anglican fut fortement ébranlée. Windle continua
son étude d’ouvrages catholiques, et ne tarda pas à trouver le chemin qui conduit à notre Mère la Sainte Église. (RN 5 (1929), p. 236.)

Pourquoi le Père Maximilien voyait dans le protestantisme un grand danger ?

Parce que celui-ci empêche aux hommes l’accès du chemin qui conduit à notre Mère l’Église, et les prive ainsi des moyens nécessaires pour atteindre le bonheur éternel.

La vérité — le véritable bonheur !
Nul cœur ne se contente de demi-mesure ! La demi-mesure ne peut donner qu’un sentiment de bonheur court et trompeur. Une preuve évidente en est le fait que toutes les formes de protestantisme, qui n’ont pas la vérité dans sa plénitude, perdent leurs adhérents. Des esprits géniaux ne se contentent pas d’une doctrine sèche et délayée comme celle de Luther ou de Calvin, et c’est pourquoi un Bergson, un Newman, un Browne, un Chesterton ou l’autres encore, l’ont abandonnée.

A ces rangs innombrables vient s’ajouter une nouvelle figure, à savoir, un écrivain et pédagogue américain connu, le professeur Cuthbert Wright, protestant. Il était croyant depuis longtemps, mais le protestantisme ne donnait à son intelligence de génie aucun repos et était incapable d’apaiser son cœur. Récemment, le grand savant américain est passé au catholicisme. Jetons un coup d’œil sur le récit de sa conversion, pour voir combien est merveilleux le chemin par lequel Dieu attire les âmes à lui.

Comment le grand pasteur protestant de la secte « Eglise de la grâce Episcopale » s’est-il converti au catholicisme ?

Le professeur Wright est né dans une famille protestante. Son père était pasteur et chef de la secte « Grace Episcopal Church ». Le jeune Wright apprit déjà à l’école à connaître le catholicisme. Le service divin, mais surtout la liturgie de la sainte messe firent sur Wright une profonde impression.

« Il me semblait que je prenais part à un grand mystère, dont je ne pouvais saisir la profondeur, mais dont j’éprouvais la puissance. Je comprenais que les cérémonies raides et froides de la secte de mon père étaient privées de cette force vivifiante que j’avais sentie dans l’Église catholique. Ainsi, je
commençais à étudier le catholicisme.

« Dans une église de New York, que je visitais de temps en temps, se trouvait un très beau vitrail de la Mère de Dieu, qui protégeait les pauvres et les malheureux sous son manteau. Je compris que le culte de la Sainte Vierge, dont les protestants sont privés, est vraiment quelque chose d’essentiel, qui donne à l’homme, dans son combat terrestre, une grande force intérieure. Plus tard, pendant la guerre mondiale, alors que je me trouvais dans un grand danger au cours d’une bataille, je vis soudain tout à fait clairement, devant moi, comme vivante, l’image de Marie du vitrail de New York. Cet instant fut le tournant de ma vie. Petit à petit, j’approfondissais les éléments de la doctrine catholique, jusqu’à ce que je reçusse la grâce de la conversion. »

Jubilation: Renverser une puissance soi-disant invisible

« Dans les Protocoles des Sages de Sion, c’est-à-dire des vrais dirigeants de la franc-maçonnerie, ils écrivent d’eux-mêmes :

« Qui ou qu’est-ce qui est capable de renverser une puissance invisible ? Telle est notre puissance. La franc-maçonnerie extérieure sert à cacher son véritable but ; quant au plan d’action de cette puissance et le lieu où elle se trouve ne seront jamais connus des hommes. »

Messieurs, pour votre bonheur, nous sommes en mesure de renverser même une puissance invisible ! Je dis “ pour votre bonheur ”, car vous ne pouvez vous imaginer comme il est bon de pouvoir servir fidèlement
Dieu et l’Immaculée. J’affirme que nous sommes capables de vous renverser, et nous vous renverserons. Peut-être êtes-vous curieux de savoir qui nous sommes pour avoir confiance en notre puissance avec une telle fierté. Eh bien, nous sommes une armée dont le Chef connaît chacun d’entre vous, qui voit chacune de vos actions, qui entend chacune de vos paroles, plus encore… pas une de vos pensées n’échappe à son attention. Dites vous-mêmes si à de telles conditions on peut encore parler de secret et d’invisibilité !

Pire encore (mais en fait, meilleur pour vous) : vous êtes tellement tenus en échec, que vous ne pouvez faire que les mouvements que notre chef vous permet pour l’accomplissement de ses sages desseins. Aussi seriez-vous déjà depuis longtemps foulés aux pieds dans la poussière, si notre chef faisait le moindre signe de la main ; aussi soyez-lui reconnaissants de ce que la terre vous supporte encore sur sa surface.

Voilà combien il est miséricordieux envers vous. Et savez-vous pourquoi il en est ainsi ? Parce que notre chef vous aime. Auriez-vous pu imaginer une chose pareille ?
Il vous aime beaucoup et ne veut pas que vous périssiez, mais il temporise et attend que vous réfléchissiez sur vous-mêmes et… que vous passiez à son armée, aussi vite que possible. Mais pour chacun de vous le moment est venu, et même le temps presse, car après, il sera trop tard !

Savez-vous comment s’appelle notre chef ? L’Immaculée, refuge des pauvres pécheurs, destructrice du serpent infernal. Dites-moi, dans quelle direction pouvez-vous vous tourner pour échapper à son regard ? Quel acte, quelle parole, quel plan êtes-vous en mesure de lui cacher ? Poussière de la terre que vous êtes ! Ne tenez-vous pas à chaque instant votre propre existence avec tous vos trésors de la main de Dieu ? Lui, le Juste, ne peut-il pas vous fouler aux pieds dans la poussière ? Mais voyez, notre chef, l’Immaculée, demande qu’il vous soit fait miséricorde, que votre vie soit
prolongée, afin que vous puissiez encore rentrer en vous-mêmes.

Mais bientôt viendra le jour où vous aussi, vous fermerez les yeux pour toujours, et alors… Si vous ne vous mettez pas en ordre avec Dieu maintenant que vous vivez, alors ce jour sera terrible ! Alors tous les regrets, les larmes et les pénitences ne serviront plus à rien ! »

RN 5 (1926), p. 289–291

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