Lettre N° 10 du Modérateur National – notre Mère spirituelle

La consécration à l’Immaculée prononcée pour l’entrée dans la Militia Immaculatæ commence par cette belle invocation : « Ô Immaculée, Reine du Ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et notre Mère… ». Il faut donc expliquer, autant que possible, le mystère de cette maternité de Marie.

Saint Pie X, dans sa Lettre encyclique Ad diem illum du 2 février 1904, écrite pour le jubilé de la définition dogmatique de l’Immaculée conception (8 décembre 1854), reprend les principes de la maternité spirituelle de Marie sur nos âmes. Voici ces belles paroles de saint Pie X :

Marie n’est-Elle pas la Mère de Dieu ? Elle est donc aussi notre Mère. Car un principe à poser, c’est que Jésus, Verbe fait chair, est en même temps le Sauveur du genre humain. Or, en tant que Dieu-Homme, Il a un corps comme les autres hommes ; en tant que Rédempteur de notre race, un corps spirituel, ou, comme on dit, mystique, qui n’est autre que la société des chrétiens liés à Lui par la foi.

Nombreux comme nous sommes, nous faisons un seul corps en Jésus-Christ (Rom XII, 5). Or, la Vierge n’a pas seulement conçu le Fils de Dieu afin que, recevant d’Elle la nature humaine, Il devint homme ; mais afin qu’Il devint encore, moyennant cette nature reçue d’Elle, le Sauveur des hommes. Ce qui explique la parole des anges aux bergers : Un Sauveur vous est né, qui est le Christ, le Seigneur (Lc II, 11). Aussi, dans le chaste sein de la Vierge, où Jésus a pris une chair mortelle, là même Il s’est adjoint un corps spirituel formé de tous ceux qui devaient croire en Lui : et l’on peut dire que, tenant Jésus dans son sein, Marie y portait encore tous ceux dont la vie du Sauveur renfermait la vie. « Nous tous donc, qui, unis au Christ, sommes, comme parle l’Apôtre, les membres de son corps issus de sa chair et de ses os (Eph V, 30), nous devons nous dire originaires du sein de la Vierge, d’où nous sortîmes un jour à l’instar d’un corps attaché à sa tête. C’est pour cela que nous sommes appelés, en un sens spirituel, à la vérité, et tout mystique, les fils de Marie, et qu’Elle est, de son côté, notre Mère à tous. Mère selon l’esprit, Mère véritable néanmoins des membres de Jésus-Christ, que nous sommes nous mêmes (saint Augustin). Si donc la bienheureuse Vierge est tout à la fois Mère de Dieu et des hommes, qui peut douter qu’Elle ne s’emploie de toutes ses forces, auprès de son Fils, tête du corps de l’Église (Col I, 18), afin qu’Il répande sur nous qui sommes ses membres les dons de sa grâce, celui notamment de La connaître et de vivre par Lui (I Jn IV, 9). »


Abbé Guy Castelain+
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