Brève histoire du sanctuaire


Le fait historique

Éclos en plein dix-septième siècle, sous le règne de Louis XIV, il se montre, dans son genre divin, à la hauteur de tout ce qu’a signalé ce grand siècle. Comme pour confondre cette science orgueilleuse qui, sous le voile d’une critique éclairée, avait commencé à dépouiller la légende de sa poésie, les phénomènes les plus incroyables de l’ordre surnaturel s’accomplissent au grand jour et ont pour témoin, non plus un bon moine, mais une foule innombrable d’hommes de toute condition, incrédules, beaux esprits, philosophes, protestants, jansénistes, croyants et incroyants, qui se précipitent au Laus, bien moins pour admirer que pour nier, et qui s’en retournent convaincus et souvent convertis. On a le temps de revenir et de bien examiner; les prodiges se multiplient à l’infini pendant plus d’un demi-siècle.

Résumé des apparitions

La pauvreté des Rencurel devint une profonde misère à la mort du père de famille. Benoîte, troisième enfant, avait alors sept ans ; chassée avec les siens du logis où elle avait passé ses premières années, elle dut bientôt gagner son pain comme gardienne de troupeaux: Chez Jean Roland, cultivateur brutal que sa douceur convertit et chez Louis Astier, homme de bien, que la fillette servait à la fois ; et ses deux maîtres, à tour de rôle, lui fournissaient le pain noir pour sa nourriture.

EN MAI 1664, Benoîte conduisait ses chèvres le long d’un bois, sur la montagne de Saint-Maurice quand un vieillards s’approcha d’elle : il se révéla comme étant Saint Maurice lui-même et annonça à la bergère qu’elle verrait la Mère de Dieu dans un vallon voisin.

Confiante et simple, comme elle devait l’être toute sa vie, l’enfant guida dès lors son troupeau dans une autre vallée, s’arrêtant dans la grotte dite « des fours » pour y réciter son chapelet. C’en en ce lieu que la Vierge Marie lui apparut, un jour, son Fils dans les bras. Quatre mois durant, la merveilleuse apparition se renouvela, laissant chaque fois Benoîte dans l’extase. En septembre, la Mère de Dieu ordonna à la bergère bergère de chercher au Laus une petite chapelle, où flottaient de suaves odeurs, et de venir l’y prier.

Benoîte, quelques semaines plus tard, découvrait sur la colline du Laus, située de l’autre côté de la Vance, un oratoire couvert de chaume, dédié à Notre-Dame de Bonne-Rencontre. De merveilleux parfums s’y faisaient sentir. Et voici que la Vierge apparut sur l’autel délabré que couvrait une couche de poussière. Le geste qu’eut la bergère, à cette vue, est exquis de naïveté : « Permettez que je mette mon tablier sous vos pieds » dit-elle à celle qu’elle appelait sa Bonne mère ; « il est tout blanc de lessive ». La Vierge, en refusant, lui sourit, puis lui annonça qu’une grande église serait bâtie, en ce lieu destiné à la conversion des pécheurs.

Dès lors les apparitions se succédèrent pour Benoîte, durant cinquante-quatre années, et sur la foi de ses dires, les pèlerins affluèrent au Laus, vite encouragés par des grâces extraordinaires.

Chronologie des apparitions

1647                      

Naissance de Benoîte Rencurel à Saint-Etienne d’Avançon (Hautes-Alpes).

1664    Première apparition

1664
Premières apparitions (elles dureront 54 ans). Benoîte est éduquée par la Vierge Marie puis reçoit sa mission. Début du pèlerinage. Benoîte se dévoue pour les pèlerins, qu’elle accueille mais aussi conseille et encourage. La Vierge Marie lui a octroyé la grâce de lire dans les cœurs. Elle devient ainsi un instrument de Miséricorde et de conversion.

1665 
130 000 pèlerins se rendent au sanctuaire en 18 mois. Les témoignages de guérisons et conversions se multiplient. Le diocèse d’Embrun autorise  le pèlerinage, la construction d’une église et l’installation de prêtres.

1666-69    Construction de l’église.

1669   
Première apparition du Christ crucifié. Benoîte vivra les « souffrances du vendredi » jusqu’en 1684. Elle poursuit sa mission d’accueil des pèlerins.
Début d’une période de combat spirituel intense contre le démon.

1692 
Exil d’un mois à Marseille suite à l’occupation de la région par le Duc de Savoie.

1718 Benoîte meurt « en odeur de sainteté ».

1791-1818
Le pèlerinage est interrompu suite au pillage du sanctuaire et au départ des prêtres résidents.

1850  Recopie des Manuscrits du Laus (1800 pages de témoignages de quatre contemporains de Benoîte), par l’abbé Galvin.

1855
40 000 personnes assistent à la cérémonie de couronnement de la Vierge de Notre-Dame du Laus.

1892
L’église est élevée au rang de basilique mineure. 

2005-2008  
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri réouvre le dossier des démarches pour faire reconnaître officiellement les apparitions.                             

2008 Reconnaissance officielle du caractère surnaturel des apparitions du Laus

2009
Reconnaissance des vertus héroïques de Benoîte, déclarée vénérable.

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