L’apostolat de la MI 3

LA MILICE DE L’IMMACULÉE doit tout embrasser, la terre entière doit appartenir à l’Immaculée. Pour cela il faut aussi des chevaliers qui réalisent ce grand idéal jusqu’à l’extrême, « jusqu’à l’héroïsme », jusqu’au don total d’eux-mêmes à l’Immaculée.

Cet idéal peut se réaliser individuellement, si quelqu’un se consacre entièrement à l’Immaculée en Lui donnant tout son temps, s’engageant de se vouer corps et âme à l’apostolat de l’Immaculée (voir les images ci-dessus).

Dans la vie personnelle du Chevalier MI 3, du matin au soir on a tout le loisir d’imiter l’Immaculée : sa discrétion, son silence, son habileté à développer ses talents, le sens du service rendu mais sans attendre de retour…

La MI 3 n’est pas compatible avec mesquinerie, ni petite vie tranquille.
La MI 3 c’est l’effort à l’héroïcité à porté de main mais de manière si cachée.

La pauvreté est choisie tous les jours par le renoncement à son petit confort, à ces petites douceurs même légitimes.
L’obéissance au directeur spirituel, aux supérieurs et responsables de la MI, est choisie dans les devoirs les plus simples (préparation des colis pour les chevaliers, nettoyage des locaux, fabrication des chapelets, préparation des publications tous les trimestres, travail sur les moyens de technologie moderne…).
La chasteté est choisie et aimée par ce renoncement volontaire non seulement à la fondation d’une famille mais jusqu’à l’acceptation parfaite de la solitude affective, solitude qui ne sera pas un rejet de la société ou de l’amitié mais un achèvement en l’Immaculée du précepte de la charité: Aimer son prochain comme soi-même par Dieu, en Dieu et pour Dieu.
Ainsi par exemple fonctionne la CENTRALE de l’Immaculée à Varsovie.

Ces deux genres de vie sont les expressions actuelles de la MI 3

« On appelle un tel couvent Niepokalanów, cité de l’Immaculée, parce qu’il appartient entièrement à l’Immaculée, qu’il lui est consacré sans limites, avec tous les cœurs qui battent dans l’enceinte de ses murs, avec toutes les machines, tous les moteurs, outils, soucis, difficultés et dettes. En un mot, il est son bien et sa propriété. »

(Article : Cel Niepokalanowa (Le but de Niepokalanów) dans la brochure Z życia Niepokalanowa, 1934, p. 5–6.)

Dans ces maisons, l’idéal du don total à l’Immaculée doit atteindre un degré héroïque, où l’homme avec ses propres désirs, opinions, inclinations disparaît complètement pour céder la place à Dieu seul comme unique but de l’existence, et à l’Immaculée, comme chemin le plus parfait et le meilleur pour atteindre l’amour divin. Ici on utilisera tous les moyens possibles et disponibles pour exercer les formes d’apostolat marial les plus variées, pour réaliser l’idéal de la M.I.

Chaque maison sera une école de sainteté, où seront formés les apôtres des derniers temps dont parle saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qui fut pour le Père Maximilien et son œuvre le grand modèle et le père spirituel. En outre, les membres devront approfondir l’importance et le rôle de la Sainte Vierge dans les âmes, sa grandeur et son rôle prééminent dans les derniers temps de l’histoire du monde.

Niepokalanów doit être un lieu d’étude où l’on approfondit toujours plus les vérités concernant Marie, où l’on continue à suivre les grandes lignes théologiques des derniers papes préconciliaires, et d’où l’on distribue ces vérités aux âmes pour qu’elles soient leur nourriture et qu’elle leur indique le droit chemin.

Il faut aussi former des chevaliers consacrés à Dieu qui enflamment de zèle les groupes de la M.I. 2, par des conférences, des visites, des retraites, et qui maintiennent les relations avec les combattants de la M.I. 1, au moins par une correspondance régulière. C’est le seul moyen d’entretenir la flamme de la M.I. dans le monde entier et d’enflammer toujours de nouvelles âmes d’amour pour l’Immaculée.

D’autres frères, doués surtout manuellement, seront formés aux différents métiers et techniques pour étendre l’apostolat à tous les domaines de la vie. C’est ainsi qu’il y avait à Niepokalanów, « la cité de l’Immaculée » polonaise, des spécialistes qui se distinguaient par des inventions techniques compliquées, des artisans qui dans l’exercice de leur art atteignaient une perfection que leur enviaient leurs collègues restés dans le monde.

Ce qui frappe particulièrement dans l’histoire de Niepokalanów, c’est qu’en un temps très bref, les vocations se multiplièrent de façon extraordinaire. Le Père Maximilien était conscient que l’Église ne se maintient et ne se renouvelle que par les vocations de personnes zélées tendant à la sainteté. Niepokalanów doit devenir une pépinière de prêtres et de frères que l’Immaculée formera elle-même, et qui ensuite partiront lui conquérir le monde. C’est ici que les chevaliers reviendront après leurs missions :

« Attirés comme par un aimant, pour y trouver refuge après les labeurs, se purifier de la poussière du monde, panser les blessures causées par le monde, puiser de nouvelles énergies spirituelles et renouveler leurs forces pour les missions futures. »

(Lettre au Père Koziura, de Nagasaki, 21.12.1931 ; BMK, p. 245.)

La médiocrité serait la mort de la M.I. 3. Le Père Kolbe insistait souvent et clairement sur le fait que le membre de Niepokalanów devait être prêt à exécuter tout travail que l’Immaculée exigerait de lui à travers la volonté des supérieurs.

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