Lettre N° 11 du Modérateur National – « et notre Mère qui nous aime tant… »

La consécration à l’Immaculée prononcée pour l’entrée dans la Militia Immaculatæ commence par cette belle invocation : « Ô Immaculée, Reine du Ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et notre Mère qui nous aime tant… ». Le Père Kolbe commente :

« L’Immaculée est la Mère de toute notre vie surnaturelle puisqu’Elle est la Médiatrice de toutes grâces, et même, la Mère de la grâce divine, et donc Elle est notre Mère dans l’ordre de la grâce, dans l’ordre surnaturel. Elle est, de plus, une Mère très aimante, puisqu’il n’y a pas de Mère aussi aimante, aussi aimable, aussi toute à Dieu, comme l’est l’Immaculée toute divine » (20 août 1945).


Le Père Kolbe est un fils spirituel du Père de Montfort. C’est donc sans aucune hésitation que nous recourons au Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge pour commenter cette incise de la consécration, « qui nous aime tant », et les quelques considérations du fondateur de la M.I. qui viennent d’être citées. Montfort recourt à une comparaison pour faire comprendre la grandeur de l’amour de Marie pour ses enfants :

« Elle les aime tendrement, et plus tendrement que toutes les mères ensemble. Mettez, si vous pouvez, tout l’amour naturel que les mères de tout le monde ont pour leurs enfants, dans un même cœur d’une mère pour un enfant unique : certainement cette mère aimera beaucoup cet enfant ; cependant, il est vrai que Marie aime encore plus tendrement ses enfants que cette mère n’aimerait le sien. Elle ne les aime pas seulement avec affection, mais avec efficace. Son amour pour eux est actif et effectif… » (n° 202).


Mais comment Marie a-t-Elle prouvé son amour pour ses enfants ? Par sa Compassion, laquelle devrait stimuler le nôtre, selon ces belles paroles de Henri-Marie Boudon dans sa Dédicace à Notre-Dame de Pitié, insérée au début de son ouvrage intitulé Les Saintes Voies de la Croix : « Dame de toute pitié, votre douleur, n’en ayant jamais eu de semblable parmi les pures créatures… si la douleur a pour fondement l’amour, il faut bien dire que la vôtre n’en a jamais eu d’égale, puisque votre amour ne peut souffrir de comparaison. Aussi, êtes-Vous toujours l’incomparable en quelque manière que l’on Vous considère. Vos souffrances mériteraient que les créatures fondissent en larmes, et que tous les cœurs se fendissent de regret. Mais le mien particulièrement ne devrait plus vivre après la vue d’un tel spectacle, et si digne de compassion. Je le confesse, ma divine Princesse, il y a longtemps que je devrais être mort de douleur par la considération de l’extrémité de vos peines ». Que la grandeur de l’amour de notre Mère excite un plus grand amour pour Elle dans nos cœurs ! »

Abbé Guy Castelain+
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