Premier samedi du mois


Le confesseur de soeur Lucie, qui souhaitait avoir des précisions sur la dévotion au Cœur Immaculé lui demanda : « Pourquoi Notre-Dame demande-t-Elle la consécration de cinq samedis, et non pas neuf, ni sept, en l’honneur des douleurs de Notre-Dame ? » Dans une révélation du 29 mai, Notre-Seigneur répondit :

« Ma fille, la raison est simple. Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :

  1. Les blasphèmes contre l’Immaculée Conception.
  2. Les blasphèmes contre sa Virginité.
  3. Les blasphèmes contre sa Maternité divine, de ceux qui refusent
    en même temps de La reconnaître Mère de toute l’humanité.
  4. Les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à semer
    dans les cœurs des enfants l’indifférence, le mépris ou même la
    haine à l’égard de cette Mère Immaculée.
  5. Les offenses de ceux qui L’outragent directement dans ses saintes Images.

« Voilà, Ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie M’a inspiré de demander cette petite réparation et, en considération de celle-ci, d’émouvoir Ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de L’offenser.
Quant à toi, cherche constamment par tes prières et tes sacrifices à obtenir miséricorde pour ces pauvres âmes ».

— Ceux qui ne pourront pas remplir ces conditions le samedi, peuvent-ils le faire le dimanche suivant ?

— La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche qui suit le premier samedi, si mes prêtres, pour de justes motifs, le permettent.»


EXPLICATION

Cette révélation donne de nouvelles perspectives au message de Fatima. Elle montre quels sont les péchés qui offensent Notre-Seigneur et Notre-Dame. Les apparitions de l’Ange et de Notre-Dame nous avaient fait comprendre que le péché est une cause de « tristesse » pour Dieu, et qu’il mène à la damnation des pauvres pécheurs, particulièrement ceux d’impureté, de colère, de haine, de jalousie, d’orgueil. Il y a eu également des avertissements concernant les péchés qui découlent des « erreurs de la Russie » : une terrible indifférence envers l’immense amour de Dieu, la négligence de son propre salut, un matérialisme effréné et la recherche des plaisirs, ainsi que les mauvaises institutions, correspondant à celles décrites
dans l’Apocalypse sous l’image de la bête au service du dragon infernal.

Mais dans cette révélation, Notre-Seigneur parle d’un péché différent. Pour la première fois dans les révélations de Fatima, il est question du blasphème, un des pires péchés contre le premier commandement de Dieu.
Ainsi la malice du péché peut-elle varier en intensité. Quand un pécheur commet le mal, un péché, sans être conscient de l’offense qu’il fait à Dieu, son péché est moins grave, bien que ce soit objectivement un péché. Le plus souvent, un pécheur choisit le mal en sachant parfaitement qu’il s’agit d’un mal, si bien qu’il y a péché subjectif également. Dans ce cas, le mal du péché est plus grave.

Par exemple, si quelqu’un veut réprimander votre mère, convaincu qu’elle mérite mépris et réprobation, il n’y a pas de péché subjectif s’il croit, par erreur, qu’elle mérite un tel traitement. En soit cependant, une telle insulte est toujours objectivement une offense et une injustice contre votre mère.

C’est ainsi que les Protestants offensent très souvent la Mère de Dieu et blasphèment contre Elle quand ils refusent de reconnaître ses privilèges et sa dignité, même si, subjectivement, ils ne sont pas coupables parce qu’ils le font sans comprendre, aveuglés par une ignorance invincible qui vient de leur attachement aux enseignements d’une fausse religion.

Que peut-on donc considérer comme un blasphème selon cette révélation ?

Les hérésies qui nient les doctrines fondamentales de la Foi concernant Notre-Dame ! L’hérésie est le pire des péchés intellectuels, plus terrible que n’importe quel autre péché, la plus grande attaque contre Dieu, pire que le meurtre ou l’adultère. Nous savons à présent que depuis le début de l’ère chrétienne, les hérésies ont toujours été parmi les armes les plus efficaces du diable contre l’Eglise. Par l’hérésie, il cherche à détruire ou au moins à affaiblir l’Eglise. Mais de toutes les hérésies, les plus offensantes sont celles
contre Notre-Dame ! Elles La déshonorent de trois manières : en déshonorant sa beauté intérieure et sa pureté Immaculée, son rôle dans l’oeuvre de Rédemption et enfin sa présence spirituelle en ses chers enfants — car ils Lui ressemblent — mais aussi dans ses saintes représentations.

De telles hérésies offensent et insultent le Coeur plein de grâce de Marie bien plus que les « erreurs de la Russie », et l’appel urgent de Notre-Seigneur à la réparation souligne la gravité de ces offenses. Dans la mesure où il apparaît clairement que nous sommes à la fin des temps, le message de Fatima nous montre que de tels blasphèmes contre Notre-Dame doivent avoir un rapport avec la deuxième bête de l’Apocalypse au service du dragon infernal, décrite comme le « faux prophète », à l’apparence d’un agneau mais qui parle comme le dragon ». A cet argument on pourrait opposer que toutes les hérésies blasphématoires mentionnées (à l’exception de la quatrième) rappellent d’anciennes attaques contre Notre-Dame, particulièrement celle du Protestantisme et n’ont rien à voir avec les épreuves des derniers temps.

« L’ère du Cœur Immaculé de Marie »

Pour répondre à cette objection, d’après le Cardinal Cerejeira, Fatima a ouvert une nouvelle ère de l’Eglise et de l’histoire, « l’ère du Cœur Immaculé de Marie », et les derniers temps sont confiés au pouvoir de cette Femme de l’Apocalypse qui sera victorieuse dans le combat final.

C’est la clé pour comprendre les paroles de Notre-Seigneur : la bataille finale entre le ciel et l’enfer sera un conflit entre Satan et la Femme. Bien que le diable L’attaque avec véhémence, il sait que ses attaques seront vaines parce qu’il ne peut pas la vaincre. C’est pourquoi, de désespoir et de haine, il déploie ses forces contre Elle, pour La ridiculiser, La calomnier, susciter l’indifférence à son égard parmi les hommes, tentant de détourner les hommes d’Elle pour les conduire à la damnation éternelle (4ème raison). Contre ces attaques, Notre-Seigneur demande des actes de réparation, ce qui mène l’offensive dans cette guerre désespérée entre le diable et la Femme.

Par la réparation, nous nous tenons à ses côtés et protégeons son
honneur de l’hostilité ennemie. Plus le diable et ses forces L’insultent, plus nous devons L’entourer d’amour et de fidélité. Chaque acte de réparation, d’un seul coup, repousse l’ennemi, affaiblit son pouvoir et réduit ses forces en convertissant les âmes et en les engageant dans l’armée de Notre-Dame tels des chevaliers qui comprennent et défendent l’honneur de leur Mère.

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