Droits et devoirs mutuels de l’homme et de la société

  1. La société est un moyen naturel, dont l’homme peut et doit se servir pour atteindre sa fin, car la société est faite pour l’homme et non l’homme pour la société.
  2. La société est subordonnée au bien de tous les hommes, mais la collaboration mutuelle rend possible de réaliser la vraie félicité sur terre: c’est dans la société que se développent toutes les aptitudes individuelles et sociales données à l’homme par la nature, aptitudes qui, dépassant l’intérêt immédiat du moment, reflètent dans la société la perfection de Dieu, ce qui est impossible, si l’homme reste isolé.
  3. Ce dernier but de la société est lui-même, ordonné à l’homme, afin que, reconnaissant ce reflet des perfections divines, par la louange et l’adoration, il le fasse remonter à son Créateur. Seul l’homme, seule la personne humaine, et non la collectivité en soi, est doué de raison et de volonté moralement libre.
  4. Instauration d’un ordre économique inspiré par la justice sociale et les sentiments de charité chrétienne.
  5. Saine prospérité basée sur les vrais principes d’un corporatisme sain qui respecte la hiérarchie sociale nécessaire,
  6. Organisation dans une harmonieuse unité, en s’inspirant du bien commun de la société.
  7. La mission du pouvoir civil est de promouvoir cette harmonie et la coordination de toutes les forces sociales.
  8. La doctrine catholique revendique pour l’Etat la dignité et l’autorité d’un vigilant et prévoyant défenseur des droits divins et humains, dont les Saintes Ecritures et les Pères de l’Eglise parlent si souvent.

Divini Redemptoris (19 mars 1937) | PIE XI

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