La MI dans la tourmente

La révolution engendrée par le second concile de Vatican (1962) n’épargna pas la M.I. et y introduisit de radicaux changements :

Changement de nom

Ils commencèrent par remplacer le trop militant nom de Milice (chevalerie) par « Mission de l’Immaculée », afin de mieux correspondre aux principes de liberté religieuse et de pacifisme conciliaire. Rapidement après les statuts furent adaptés à l’esprit du concile. Les citations des nouveaux statuts sont extraites exclusivement de textes conciliaires et des écrits des papes Paul VI et Jean Paul II, accompagnées par quelques citations du Père Maximilien.

Changement de but

Ces statuts modifiés font état d’un objectif complètement nouveau pour la M.I. Il n’y est même plus fait état de la conversion des francs-maçons, des hérétiques, etc. Même la prière jaculatoire de la M.I. « Ô Marie conçue sans péché… » fut amputée de sa partie finale, ajoutée par le fondateur : « et pour tous ceux qui n’ont pas recours à Vous, en particulier les francs-maçons ».

La conversion des âmes, le combat contre l’erreur et les efforts pour ramener les catholiques égarés dans le giron de notre sainte mère l’Église ont également disparues des statuts. Plus un seul mot concernant Satan, le grand ennemi de l’Immaculée et des âmes, n’y figure et, très logiquement, plus aucune mention n’est faite de la rédemption des âmes, qui doivent être arrachées des mâchoires de l’enfer à tout prix.

Changement d’essence

Quant à l’essence de la M.I., il y est toujours fait état de la consécration totale à l’Immaculée, mais les implications concrètes de cette consécration ont été radicalement modifiées. Pas un mot sur l’obéissance à la volonté de l’Immaculée ; au lieu de l’apostolat de propagation de la vraie foi, l’on insiste maintenant sur des activités créées pour promouvoir la dignité de la personne humaine et pour protéger la vie humaine.

Changement de modèle

La Mère de Dieu n’est plus présentée que comme un exemple et un modèle à imiter et les nouveaux statuts restent silencieux sur ce que le Père Maximilien appelle « l’application pratique du dogme de l’Immaculée Conception », soit Son rôle actif de Médiatrice de toutes les grâces (une vérité qui, depuis Vatican II, a été réduit à une opinion dont l’on
peut débattre), en particulier des grâces de conversion et de sanctification.
Ainsi, ce que le fondateur considérait comme le socle fondateur de son projet est renié.

« Tous les travaux de la M.I. sont basés sur la vérité que Marie est la Médiatrice de toutes les grâces. S’il n’en était pas ainsi, alors nos travaux et nos efforts seraient dénués de sens. »

Conférence du 6 juin 1933
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