La puissance « miraculeuse » de la Médaille… Lettre N 13 du modérateur national


Lettre N° 13 – 3eme trimestre 2020

On entend quelquefois ceci, quand on demande aux gens de prier pour la conversion d’un pécheur et de lui donner, dans ce but, une Médaille Miraculeuse : « Oh ! Il ne se convertira jamais ! Vous ne le connaissez pas !
Vous ne savez pas comment il est ! C’est impossible ! ». Parler ainsi, c’est
méconnaître la puissance de la grâce et la puissance de la Médaille Miraculeuse.

Le Père Omer Englebert a écrit au sujet de Ratisbonne, juif, converti par la
Médaille miraculeuse : « Jamais, semble-t-il, la Vierge Marie n’obtint de conversion plus extraordinaire de son divin Fils. Nous ajouterions : de plus difficile, si nous ne savions qu’il est aussi facile à Dieu de créer un soleil que de nourrir un passereau. » Il s’en explique : « Ratisbonne, en effet, n’avait rien de ce qu’il faut pour se convertir et, au contraire, tout ce qu’il faut pour ne point le faire. Ce qui dispose communément l’âme à la grâce de la conversion, c’est, selon le cas, la souffrance, l’inquiétude, la pensée de la mort et du jugement, le désir de croire et de prier comme ceux qu’on aime, les épreuves et désillusions de la vie, le besoin de pardon, de lumière et de paix ». Le même auteur fait remarquer que « généralement, cette grâce n’est pas accordée à ceux qui s’en moquent et elle ne fond pas sur eux au moment qu’ils déclarent n’en vouloir point ». Mais, « d’ordinaire, elle prend son temps pour arriver et, une fois venue, elle laisse aux convertis quelque chose à apprendre, au lieu de leur donner soudain la science de tout ce qu’ils ignoraient jusque-là. Toutes ces règles sont bouleversées et transgressées dans le cas de Ratisbonne » (Dix apparitions de la Vierge, Albin Michel, Paris, 1961, p. 114).

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